Comparaison rapide
| Sujet | Retraite de base | Retraite complémentaire |
|---|---|---|
| Unité principale | Trimestres et salaire annuel moyen | Points acquis pendant la carrière |
| Organisme fréquent | Assurance retraite ou MSA | AGIRC-ARRCO pour les salariés du privé |
| Taux plein | Dépend des trimestres ou de 67 ans | Calculée avec la valeur de service du point |
| Contrôle à faire | Années, salaires et périodes assimilées | Nombre de points et périodes validées |
Pourquoi cette distinction change tout
Une personne peut obtenir le taux plein dans le régime de base tout en ayant une complémentaire plus faible si certaines périodes ont généré peu de points. À l’inverse, un bon nombre de points ne supprime pas une décote possible sur la pension de base si la durée d’assurance manque.
Les contrôles à faire ensemble
- Comparer les salaires reportés avec les bulletins ou attestations.
- Vérifier que les périodes de chômage indemnisé, maladie, maternité ou invalidité sont cohérentes.
- Contrôler le relevé AGIRC-ARRCO, surtout en cas de changement d’employeur ou de statut.
- Simuler plusieurs dates avant de déposer une demande définitive.
Pour un salarié du privé percevant 1 500 € de pension totale, la base (CNAV) représente souvent autour de 1 000 € et la complémentaire AGIRC-ARRCO 500 €. Oublier de liquider la complémentaire revient donc à perdre un tiers de sa retraite.
Deux logiques de calcul opposées
Base et complémentaire ne se contentent pas d'être deux étages : elles obéissent à deux logiques de calcul radicalement différentes, qu'il faut comprendre pour piloter sa retraite. La retraite de base fonctionne en annuités : elle dépend de votre salaire annuel moyen (25 meilleures années), d'un taux lié à votre durée d'assurance, et du nombre de trimestres validés. La décote et la surcote s'y appliquent.
La retraite complémentaire AGIRC-ARRCO fonctionne en points : chaque euro cotisé achète des points, et la pension est simplement le total des points multiplié par la valeur du point. Il n'y a pas de notion de 25 meilleures années : tout ce que vous cotisez compte, du premier au dernier euro. Cette différence a des conséquences pratiques. Une année à faible salaire pèse peu sur la base (elle peut être écartée des 25 meilleures) mais réduit toujours le nombre de points complémentaires. À l'inverse, les majorations pour enfants existent dans les deux régimes mais selon des règles distinctes. Pour vérifier vos droits, vous devez donc consulter deux relevés séparés : celui de la base sur info-retraite.fr et celui des points sur agirc-arrco.fr.
