Départ volontaire ou mise à la retraite : différences et indemnités

Départ volontaire ou mise à la retraite : différences et indemnités
L'essentiel : Quitter son emploi pour la retraite peut se faire de deux façons : le départ volontaire, à l'initiative du salarié, ou la mise à la retraite, à l'initiative de l'employeur. Les deux obéissent à des règles différentes en matière de préavis et surtout d'indemnités, ce qui a un impact financier non négligeable.
VolontaireÀ l'initiative du salarié
Mise à la retraiteÀ l'initiative de l'employeur
70 ansÂge en dessous duquel l'accord du salarié est requis

Le départ volontaire à la retraite

Le salarié qui décide de partir prend l'initiative de rompre son contrat pour bénéficier de sa pension. Il doit respecter un préavis (équivalent à celui du licenciement, selon l'ancienneté) et perçoit une indemnité de départ volontaire à la retraite, dont le montant légal dépend de l'ancienneté, sauf disposition conventionnelle plus favorable.

La mise à la retraite par l'employeur

L'employeur peut mettre un salarié à la retraite, mais de façon très encadrée. Avant 70 ans, il doit recueillir l'accord du salarié selon une procédure d'interrogation annuelle ; le salarié peut refuser. À partir de 70 ans, l'employeur peut procéder à la mise à la retraite d'office. L'indemnité de mise à la retraite est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement.

CritèreDépart volontaireMise à la retraite
InitiativeSalariéEmployeur
IndemnitéDépart volontaire (souvent plus faible)Au moins égale au licenciement
Avant 70 ansLibreAccord du salarié requis

L'impact fiscal et social des indemnités

Le régime fiscal et social de l'indemnité diffère selon le mode de départ. L'indemnité de mise à la retraite bénéficie d'exonérations plus favorables que celle de départ volontaire, qui est en principe imposable (sauf cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi). Cette différence peut peser dans la décision quand le choix est possible.

✏️ Notre analyse
Le mode de départ à la retraite est un sujet sous-estimé qui peut représenter plusieurs milliers d'euros d'écart. L'indemnité de mise à la retraite est généralement plus avantageuse, fiscalement et socialement, que celle de départ volontaire. Or beaucoup de salariés démissionnent spontanément pour partir, sans réaliser qu'attendre une éventuelle mise à la retraite par l'employeur, ou négocier les modalités de départ, aurait été plus intéressant. Notre conseil : si vous approchez de l'âge de départ et que votre employeur pourrait être enclin à vous mettre à la retraite, ne précipitez pas une démission. Renseignez-vous sur votre convention collective, qui prévoit souvent des indemnités supérieures au minimum légal.

Sources et limites

Cet article donne des repères généraux. Les règles applicables dépendent de votre régime, de votre âge et de votre carrière, et doivent être confirmées au cas par cas.

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Questions fréquentes

Le départ volontaire est à l'initiative du salarié, qui décide de partir pour toucher sa pension. La mise à la retraite est à l'initiative de l'employeur. Les deux diffèrent surtout par les indemnités : celle de mise à la retraite est au moins égale à l'indemnité de licenciement et fiscalement plus favorable que l'indemnité de départ volontaire.
Pas librement avant 70 ans. Entre l'âge légal et 70 ans, l'employeur doit interroger le salarié, qui peut refuser la mise à la retraite. Ce n'est qu'à partir de 70 ans que l'employeur peut procéder à une mise à la retraite d'office, sans accord. Avant cet âge, le salarié garde donc la maîtrise de sa décision de départ.
Cela dépend du mode de départ. L'indemnité de mise à la retraite par l'employeur bénéficie d'exonérations fiscales et sociales plus favorables. L'indemnité de départ volontaire est en principe imposable, sauf si elle s'inscrit dans un plan de sauvegarde de l'emploi. Cette différence de traitement peut influencer le choix quand le salarié a la possibilité d'opter.
En cas de départ volontaire à la retraite, l'indemnité légale dépend de l'ancienneté : d'un demi-mois de salaire après 10 ans à deux mois après 30 ans, sauf convention collective plus favorable. Elle est socialement et fiscalement moins avantageuse qu'une indemnité de mise à la retraite par l'employeur.