Les trimestres liés aux enfants
Des majorations de durée d’assurance peuvent être attribuées au titre de la maternité, de l’éducation ou de l’adoption. Elles peuvent aider à atteindre le taux plein, surtout en cas de carrière interrompue.
Les carrières à temps partiel
Le temps partiel peut limiter les salaires retenus dans les 25 meilleures années et parfois le nombre de trimestres validés si les revenus sont faibles. Il faut regarder à la fois les trimestres et le salaire annuel reporté.
Les points complémentaires
Les périodes de maternité ou d’arrêt indemnisé peuvent aussi compter pour la complémentaire sous conditions. Il faut donc contrôler le relevé de base et le relevé AGIRC-ARRCO.
Temps partiel : limiter la casse sur la pension
Le temps partiel, très majoritairement féminin, agit sur la retraite par deux canaux distincts. Sur les trimestres : grâce à la règle des 150 SMIC horaires par trimestre, un mi-temps au SMIC valide généralement les 4 trimestres annuels, l'impact est donc souvent nul de ce côté. Sur le salaire annuel moyen, en revanche, l'effet est direct : des années à demi-salaire tirent la moyenne des 25 meilleures années vers le bas, et la complémentaire acquiert deux fois moins de points.
Deux parades existent. La surcotisation : avec l'accord de l'employeur, vous pouvez cotiser (base et complémentaire) sur la base d'un temps plein reconstitué, ce qui neutralise l'effet du temps partiel sur la pension, moyennant un coût partagé. Et le choix des années : si le temps partiel est temporaire, veillez à conserver au moins 25 bonnes années à temps plein dans la carrière, car seules les meilleures comptent pour le SAM. Un point de vigilance au moment du congé parental : l'AVPF peut prendre le relais, mais elle cotise sur une base SMIC, inférieure à un vrai salaire.
Vérifiez que les trimestres de chaque enfant figurent bien sur votre relevé, surtout après un divorce ou pour des naissances anciennes. Les majorations pour enfants sont l'un des rares mécanismes qui réduisent l'écart de pension entre femmes et hommes : ne les laissez pas se perdre.
Mère de trois enfants, Claire cumule jusqu'à 24 trimestres de majoration (8 par enfant) et une majoration de pension de 10 %. Ces droits compensent en partie les interruptions de carrière liées à l'éducation de ses enfants.
Pourquoi vérifier ses droits après un divorce
Le divorce est le moment où les majorations liées aux enfants se perdent le plus souvent. La majoration de durée d'assurance comprend deux volets : 4 trimestres au titre de la maternité, attribués d'office à la mère, et 4 trimestres au titre de l'éducation, qui peuvent être partagés entre les parents ou attribués à l'un d'eux. En cas de séparation, ce partage fait parfois l'objet de désaccords ou d'oublis qui amputent les droits.
Pour les naissances anciennes, ces trimestres ne figurent pas toujours sur le relevé de carrière, surtout si l'enfant est né avant l'informatisation des dossiers. Une mère de trois enfants peut prétendre à jusqu'à 24 trimestres de majoration, soit six années de durée d'assurance : les oublier peut faire basculer une carrière du taux plein vers la décote. La majoration de pension de 10 % pour avoir élevé au moins trois enfants s'ajoute encore, et concerne les deux parents. Vérifiez systématiquement que tous ces droits apparaissent sur info-retraite.fr, et signalez toute anomalie avec les actes de naissance à l'appui.
